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Savoirs sensibles: l’intuition au cœur du design

Les mains d'un designer explorant une matière texturée, symbolisant les savoirs sensibles face à un écran de données en arrière-plan.






Savoirs sensibles: l’intuition au cœur du design

Au-delà de la donnée : la reconnaissance des « savoirs sensibles » en design

Dans un monde où la rationalité et la donnée semblent régner en maîtres, le domaine de la recherche en design opère une révolution silencieuse mais profonde. Au cœur de cette transformation se trouve un concept aussi poétique que rigoureux : les « savoirs sensibles ». Des études académiques récentes mettent en lumière cette nouvelle typologie de connaissances, née à la croisée de l’art, du design et des sciences humaines, proposant de formaliser enfin la part intuitive et incarnée du processus de création.

Le défi de la création : quantifier l’ineffable ?

La recherche, dans son acception traditionnelle, peine souvent à capturer l’essence de la démarche créative. Comment évaluer, mesurer et transmettre la connaissance qui émerge non pas d’un tableur Excel, mais d’un geste, d’une émotion ou d’une perception sensorielle ? C’est le paradoxe auquel les chercheurs en design sont confrontés.

Le problème : un angle mort épistémologique

L’approche classique de la connaissance privilégie l’objectif, le reproductible, le verbalisable. Or, le design, comme l’art, puise une grande partie de sa substance dans des savoirs qui échappent à ces catégories. L’intuition de l’artisan, la perception de l’espace par l’architecte, la compréhension empathique de l’utilisateur par le designer… Ces compétences sont fondamentales, mais restaient jusqu’alors dans l’ombre de la théorie, considérées comme trop subjectives pour constituer un savoir légitime.

La solution : la « recherche-création » et les savoirs sensibles

Pour répondre à ce défi, un champ de recherche hybride, la « recherche-création », gagne en importance. C’est dans ce cadre qu’émerge la notion de « savoirs sensibles ». Une thèse récente, datant de novembre 2022, a tiré de ses études une typologie de connaissances propres à la recherche en design, comme l’indique sa publication sur des portails académiques une typologie de connaissances propres à la recherche en design. Ces savoirs ne sont plus vus comme de simples intuitions, mais comme une catégorie de connaissance à part entière, avec sa propre logique et ses propres modes de validation.

Cette approche esquisse un nouveau rôle pour le chercheur-créateur, celui d’un traducteur de l’expérience sensible en connaissance partageable.

Cette formalisation permet de structurer la pensée autour de l’expérience vécue. Elle s’appuie sur une réflexion épistémologique sur les formes sensibles d’écriture de la recherche, comme le détaille un ouvrage sur le sujet des travaux pionniers qui esquissent un nouveau rôle pour le designer, qui explore ces nouvelles frontières à la croisée du design, de l’anthropologie et de l’ergonomie. La visualisation de ces processus complexes est d’ailleurs un enjeu majeur, comme le montre ce reportage sur l’innovation en studio de design

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L’AVIS DE L’EXPERT : Définir les Savoirs Sensibles

Les « savoirs sensibles » désignent une typologie de connaissances générées et validées par la pratique créative et l’expérience sensorielle. Selon les recherches universitaires menées sur le sujet une réflexion épistémologique à la croisée de l’art, du design et de l’anthropologie, ils ne s’opposent pas aux savoirs rationnels mais les complètent. Ils sont particulièrement pertinents dans les disciplines où le « faire » est indissociable du « savoir », comme le design, l’art ou l’artisanat. Ils représentent une tentative de légitimer la part intuitive et subjective dans la production de connaissance académique.

Vers une nouvelle épistémologie du design

L’émergence des savoirs sensibles n’est pas une simple curiosité académique. Elle interroge fondamentalement ce que nous considérons comme un « savoir » valide. En intégrant l’intuition et le sensoriel dans le champ de la recherche, le design ne fait pas que renouveler ses propres méthodes ; il propose un modèle pour d’autres disciplines cherchant à mieux comprendre l’expérience humaine. Cette démarche est essentielle pour appréhender la complexité des interactions humaines avec la technologie, un sujet au cœur des réflexions sur le une démarche qui nous invite à regarder au-delà des data, vers un design plus sensible.

En fin de compte, la question qui se pose est la suivante : sommes-nous prêts à élargir notre définition de la connaissance pour y inclure ce qui se ressent autant que ce qui se calcule ? La valorisation de ces savoirs pourrait bien être la clé pour concevoir des futurs plus humains et plus conscients, un enjeu majeur dans le domaine de la Ces savoirs nourrissent en profondeur le design narratif, conférant une âme cachée aux objets tech. L’avenir du design, et peut-être de la recherche en général, dépendra de notre capacité à écouter ces voix sensibles.

Questions Fréquentes (FAQ)

Qu’est-ce que les « savoirs sensibles » ?

Selon les études universitaires sur le sujet, les « savoirs sensibles » sont une typologie de connaissances spécifiques à la recherche en design. Ils émergent du processus de « recherche-création » et formalisent les savoirs issus de l’intuition, de la perception sensorielle et de la pratique créative.

Dans quel contexte ce concept a-t-il émergé ?

Ce concept a émergé dans le cadre de recherches académiques, notamment des thèses, qui visaient à mieux comprendre et structurer les connaissances produites dans les domaines où la création est centrale, comme l’art et le design. Il s’inscrit dans une réflexion épistémologique plus large sur les différentes formes de savoir.

Quels domaines sont concernés par les savoirs sensibles ?

Les sources disponibles indiquent que les savoirs sensibles se situent à la croisée de plusieurs disciplines. Les domaines principalement concernés sont le design, l’art, l’anthropologie et l’ergonomie, où l’expérience vécue et la pratique sont fondamentales pour la production de nouvelles connaissances.



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Rédacteur web, Anthony Texier explore les piliers d’une hygiène de vie durable : respiration consciente, nutrition de saison, activité physique accessible, récupération et sommeil. Son style est clair, sourcé et sans jargon. Il aime traduire les recommandations (OMS, HAS, revues scientifiques) en gestes concrets : micro-pauses actives, étirements faciles, assiette équilibrée, rituels du soir. Sa promesse éditoriale : des contenus utiles, bienveillants et immédiatement actionnables.

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