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Savoirs sensibles : la nouvelle frontière du design

Mains d'un designer en contact avec une interface holographique, illustrant la fusion entre savoirs sensibles et technologie dans la recherche-création.

Savoirs sensibles : la nouvelle frontière du design

Au confluent de l’art, de la technologie et des sciences humaines, une notion émerge et bouscule les paradigmes de la connaissance : les « savoirs sensibles ». Nés de la recherche en design, ces savoirs proposent une typologie de connaissances inédite, qui valorise l’expérience, l’intuition et le corps comme outils de compréhension du monde. Loin de s’opposer à la rigueur analytique, ils l’enrichissent, ouvrant la voie à une approche plus holistique de la création et de l’innovation.

Le défi du design : formaliser l’ineffable

Le design, par sa nature même, opère avec des données qui échappent souvent à la quantification pure. Comment traduire une émotion en forme, une expérience utilisateur en interface, une ambiance en espace ? Le problème fondamental réside dans la difficulté à verbaliser et à structurer des connaissances qui sont ressenties plus qu’elles ne sont explicitement pensées. La recherche traditionnelle, avec ses protocoles stricts, peine parfois à capturer cette dimension subjective, mais essentielle, du processus créatif.

Face à cette limite, une nouvelle approche se dessine. Des études récentes, issues notamment de thèses en design, ont commencé à esquisser un rôle et une typologie pour ces connaissances particulières. Comme le suggèrent ces travaux une recherche-création qui aboutit à l’élaboration d’une typologie de connaissances propres au design, il s’agit de reconnaître et de nommer une catégorie de savoirs propres à la recherche en design : les savoirs sensibles. Cette formalisation constitue une première étape cruciale pour leur donner une légitimité épistémologique et les intégrer pleinement dans les processus de recherche et d’innovation.

Le véritable enjeu n’est pas d’opposer la sensibilité à la rationalité, mais de comprendre comment elles s’articulent pour produire une connaissance plus riche et plus complète.

La recherche-création comme laboratoire d’idées

La solution pour cultiver et étudier ces savoirs sensibles se trouve dans une méthodologie hybride : la recherche-création. Cette démarche, à la croisée des pratiques artistiques et de la recherche académique, utilise le processus de création lui-même comme un outil d’investigation. L’acte de faire, de prototyper, de tester devient une manière de générer de la connaissance, une connaissance incarnée dans la matière et l’interaction. Pour visualiser ce processus en action, une exploration vidéo du sujet peut être éclairante « .

L’AVIS DE L’EXPERT : Qu’est-ce que la recherche-création ?

La recherche-création est une démarche d’investigation qui admet que l’acte créatif (en art, en design, en écriture) est une source de savoir à part entière. Plutôt que d’étudier un objet ou un phénomène de l’extérieur, le chercheur-créateur s’immerge dans le processus de fabrication. Le projet créatif n’est pas une simple illustration des résultats de la recherche ; il est la recherche elle-même, un moyen d’explorer des questions complexes et de faire émerger des savoirs sensibles qui resteraient inaccessibles par une analyse purement théorique.

Cette approche est fondamentalement interdisciplinaire. Une réflexion épistémologique récente met en lumière ces formes de recherche à la croisée de l’art, du design, mais aussi de l’anthropologie et de l’ergonomie une réflexion épistémologique sur les formes sensibles d’écriture à la croisée de l’art et de l’anthropologie. Cette convergence montre que le besoin de comprendre les savoirs sensibles dépasse le seul champ du design ; il touche toutes les disciplines qui s’intéressent à l’expérience humaine. Il s’agit de repenser les frontières de la connaissance, comme nous l’avons déjà exploré dans le domaine de Cette démarche valorise ce que certains appellent l’intuition au cœur du design, une forme de connaissance immédiate..

Écritures sensibles : quand la forme révèle le fond

Si l’on génère des savoirs d’une nature nouvelle, comment les communiquer ? Une publication scientifique classique peut-elle rendre compte d’une connaissance qui est, par définition, liée au ressenti et à l’expérience ? La réponse se trouve dans le concept d’« écritures sensibles ». Ces formes d’écriture de la recherche cherchent à aligner le mode de restitution avec la nature du savoir produit.

Il ne s’agit plus seulement de décrire des résultats, mais de les faire éprouver au lecteur. Cela peut passer par des récits, des cartographies subjectives, des essais visuels ou des formats interactifs. Cette démarche, qui questionne les canons de l’écriture académique, est essentielle pour ne pas trahir la richesse des savoirs sensibles en les réduisant à une simple analyse descriptive. Le développement de nouvelles formes de communication, sujet que nous traitons dans nos analyses sur C’est une invitation à penser la création au-delà des data, dans un espace où le sensible redevient une source de vérité., est donc au cœur de cette révolution épistémologique.

En définitive, les savoirs sensibles nous invitent à une redéfinition de ce que nous considérons comme une « connaissance » valide. Ils ne sont pas une alternative à la rigueur scientifique, mais son complément indispensable, particulièrement dans un monde où l’expérience humaine est au centre de toutes les innovations. Quelle place accorderez-vous désormais à l’intuition et au ressenti dans votre propre quête de compréhension ?

Questions Fréquentes (FAQ)

Qu’est-ce qu’un « savoir sensible » ?

Selon les recherches qui ont défini le terme, un « savoir sensible » est une typologie de connaissances spécifique au domaine du design. Il s’agit de savoirs qui sont liés à l’expérience, au corps et à l’intuition, et qui complètent les connaissances analytiques et théoriques traditionnelles.

En quoi la « recherche-création » est-elle différente de la recherche traditionnelle ?

La recherche-création intègre le processus créatif (la pratique artistique ou le design) comme une méthode centrale de recherche et de production de connaissances, et non comme un simple objet d’étude. L’acte de « faire » est considéré comme un moyen de savoir.

Quels domaines sont concernés par cette approche ?

Les sources indiquent que cette réflexion se situe à l’intersection de plusieurs disciplines, notamment l’art, le design, l’anthropologie et l’ergonomie, ce qui témoigne de sa pertinence pour de nombreux champs des sciences humaines et de la création.

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Rédactrice web, Anna Lemoine explore les piliers d’une hygiène de vie durable : sommeil réparateur, alimentation simple et colorée, respiration, mobilité accessible, hygiène mentale. Sa méthode combine pédagogie, sources vérifiables (recommandations publiques, revues) et exemples concrets. Chaque article propose des actions immédiatement faisables — mini-protocoles, check-lists, temps de récupération — afin d’installer des habitudes qui tiennent dans la vraie vie. Sans injonctions, Anna mise sur la cohérence : petits pas, constance, suivi des progrès. Sa promesse : des contenus lisibles, utiles et actionnables pour retrouver énergie et sérénité… durablement.

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